Questions courantes

Cet article répond à un ensemble de questions qui nous sont fréquemment posées concernant la formation des perles et la manière dont elles sont cultivées en ferme perlière. Si vous avez des questions sur le sujet il ne faut surtout pas hésiter à nous contacter via la rubrique contact du site.

Comment se forme une perle ?


Dans la nature, les perles naturelles sont extrêmement rares. La nacre est produite par les cellules épithéliales de l’huître. Ces cellules se trouvent dans le manteau extérieur et ce sont elles qui recouvrent l’intérieur de la coquille de nacre. Pour qu’une perle se forme, il faut qu’un corps étranger vienne arracher des cellules épithéliales du manteau, et aille généralement se loger plus loin à l’intérieur de l’huître (afin de ne plus en sortir facilement et que la perle se forme sans ressortir de l’huître).

On entend souvent parler de grains de sable qui irriteraient l’huître, celle-ci formerait alors de la nacre autour pour s’en protéger et donnerait naissance à une perle… C’est en réalité faux ! Bien que théoriquement un grain de sable puisse donner naissance à une perle, on sait aujourd’hui que les grains de sables sont généralement expulsés par l’huître. De plus, on sait que la création de nacre n’est pas un système de défense, mais l’activité constante et normale des cellules épithéliales. Un grain de sable a par ailleurs très peu de chance d’arracher des cellules du manteau et de les amener plus loin assez durablement pour créer une perle. Après analyse laser de nombreuses perles naturelles, les laboratoires ont découvert que le noyaux des perles étaient généralement composés de parasites, notamment de petits vers, qui auraient donc arrachés quelques cellules épithéliales du manteau avant d’aller se nicher dans l’huître. Cela peut sembler nettement moins « romantique », mais rassurez-vous vos perles n’ont pas de vers en leur cœur (voir chapitre sur les récoltes).

Huitres perlieres

Qu’est-ce qu’une ferme perlière ?


Dans l’histoire, les huîtres ont largement été pêchées dans le monde entier pour leur perles. Cela a rapidement provoqué une sur-pêche des différentes espèces, puisque les perles étaient très rarement présentes. De plus, nombre d’entre-elles ne survivaient pas à l’opération, l’Homme ne sachant pas toujours comment extraire les perles sans endommager les huîtres…

Les fermes perlières permettent d’augmenter le nombre de perles (voir chapitre récolte) et de ne plus toucher les populations naturelles en augmentant même au contraire leur nombre grâce à des couveuses.

Aujourd’hui, les pêches sont très limitées et n’ont lieues qu’en Australie (avec un contrôle très strict du gouvernement). La majorité des perles viennent d’huîtres nées dans les fermes, dans un environnement où elles sont particulièrement choyées. Les huîtres sont en effet très sensibles, elles sont donc manipulées avec précaution, et l’eau des fermes perlières est régulée afin que l’huître grandisse dans les meilleures conditions possibles. Une huître a donc en réalité souvent une vie bien plus douce en ferme que dans la nature !

Ferme-2.jpg

Comment se passe une récolte ?


C’est au Japon au début des années 1900 que l’on parvient à comprendre le processus donnant naissance à des perles rondes.

Plutôt que de pêcher des milliers d’huîtres, Mikimoto fait des expérimentations, il insère un nucléus (noyau aujourd’hui composé de coquille) à l’intérieur de l’huître après avoir greffé un petit morceau de manteau sur celui-ci. L’opération est absolument sans douleur pour l’huître qui ne possède pas de système nerveux, l’huître est par ailleurs ouverte soigneusement avec un angle très faible comme elle le fait elle même dans la nature afin de ne pas endommager ses muscles. Les perles qui en ressortent un à deux ans plus tard sont alors complètement naturelles et leur naissance est simplement facilitée par un petit coup de pouce de l’Homme. Mikimoto crée alors les premières couveuses, donnant naissance à des huîtres dans de parfaites conditions, afin de ne plus diminuer les populations naturelles.

Grâce aux fermes perlières, la perle devient plus abordable à partir de 1916, mais reste toujours très complexe à cultiver. Seulement 20% des perles d’une récolte sont semi-rondes, 5% en moyenne sont parfaitement rondes et même moins de 1% dans le cas des perles d’eau douce !

recolte.jpg

Comment différencier une vraie perle ?


Comme vous vous en doutez, l’appât du gain facile a provoqué la création de perles entièrement fausses, imitant les perles naturelles et presque toujours vendues comme telle.

Une fausse perle a en général un lustre parfait (vous pouvez y voir votre reflet détaillé), de plus la surface est parfaitement lisse, et les perles sont toutes complètement rondes et de même dimension. Bien sûr, les vraies perles les plus recherchées sont celles qui ont un lustre élevé et le moins de défauts de surface possible. On peut donc les confondre… mais l’une est en nacre, alors que l’autre est en plastique !

La première chose à faire est donc de vérifier s’il y a des imperfections de surface. Une perle a toujours quelques imperfections, elles sont jugées comme étant la marque de mère nature, s’il n’y en a aucune, c’est soit que la perle est de qualité exceptionnelle, soit qu’elle est en toc.

Autre technique : passer doucement la perle sur la face d’une de vos dents. Cela n’endommagera pas la perle, si la perle est en plastique, le contact sera « doux », alors que si la perle est véritable, le contact sera similaire à celui d’un caillou.